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20/05/2017 : Le Télégramme : Bretagne Vivante veille


Marcher propre, c’est aussi consommer propre. « Pour l’avenir des enfants de l’école Diwan Commana, et de nos enfants à tous ! », rappellent les organisateurs du Tro Menez Are.

À trois jours du 29e Tro Menez Are, les organisateurs de l’école Diwan de Commana terminent les derniers préparatifs, le long des sept circuits installés au Cloître-Saint-Thégonnec. Avec une préoccupation majeure, cette année : réduire le nombre de déchets.

Le tri, axe majeur.

Déjà initié les autres années, le tri sélectif des déchets est, cette année, un axe prioritaire du Tro Menez Are. Une nouvelle commission « développement durable » de quatre parents d’élèves est venue s’ajouter aux 24 autres groupes de travail (communication, buvette, fléchage, repérages, partenariats…). Maman d’une des 64 élèves de l’école Diwan Commana, Mélissandre Salomon, 40 ans, en fait partie. « On pose les premiers jalons, en espérant aller encore plus loin dans les années à venir », explique-t-elle.

16.000 gobelets lavables et consignés.

Finis, les gobelets en plastique, rapidement écrasés et retrouvés par terre ou dans les poubelles. Cette année, le Tro Menez Are proposera des gobelets en plastique, à retirer aux départs, moyennant un euro de consigne. 3.000 appartiennent à l’association et sont siglés à l’effigie de la plus grande randonnée bretonne. Les autres, à la décoration neutre, ont déjà servi sur le festival Panoramas et sont prêtés par l’association Wart. « Nous nous sommes entourés des conseils et du réseau du CPIE du Douron, auquel nous avons adhéré. L’objectif n’est pas de créer des objets  » collector  » mais d’améliorer le réemploi et d’être éco-responsables ». Seul inconvénient : le lavage, qui ne pourra être proposé qu’à la buvette, et non sur les 25 points de ravitaillement. « On voit donc large, en prévoyant deux gobelets par personne », précisent Mélissandre Salomon et le directeur de l’école Diwan de Commana, Thierry Le Ster.

Cuillères en bois, toilettes sèches…

Chacun des 8.000 marcheurs attendus (si le temps est au beau fixe) recevra une petite cuillère en bois compostable pour son goûter. « Un avant-goût de ce que la loi nous imposera pour la vaisselle jetable d’ici 2018 », confirment les organisateurs. Des toilettes sèches (un bloc de six et deux blocs de deux), ainsi que des urinoirs sans eau, loués au CPIE et pris en charge par la commune du Cloître-Saint-Thégonnec, font aussi leur apparition au départ et dans le bourg, cette année. Plusieurs totems de tri permettront aux marcheurs de jeter intelligemment, leurs déchets compostables d’un côté, leurs déchets non recyclables, de l’autre. « Les consignes de tri seront rappelées sur des panneaux informatifs, à plusieurs endroits », insiste Mélissandre Salomon. Une collecte de verres sera également organisée.

550 € de budget pour démarrer.

La démarche va occasionner 550 € de dépenses aux organisateurs. Le plus gros du budget porte sur le lavage des gobelets, après l’événement. « C’est le CAT des Genêts d’Or, à Morlaix, déjà habitué avec Panoramas, qui s’en charge », précise l’école Diwan. Les sommes restantes servent à la location des totems, des containers spéciaux ou de bâches.

Une évaluation dès la semaine prochaine.

Des poubelles tests vont être analysées, après le Tro Menez Are. « Nous avons rendez-vous avec Céline Cougoulat, de Morlaix communauté, lundi 29 mai. On va regarder comment le tri s’est effectué, et si les briquettes de jus de fruit, notamment, ont suivi le bon parcours, termine Mélissandre Salomon. Il y aura une grille d’évaluation à l’arrivée. Preuve que l’on prend les choses au sérieux, pour faire encore mieux les autres années ! ».

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