2012 : Gwerliskin

2012 : Gwerliskin

Télécharger le Dossier de presse (2012) – Pellgargañ an teuliad evit ar c’hazetennoù (2012)

Randonnées autour de Guerlesquin et du Moyen-Âge

POUR VOIR L’HISTOIRE DU PAYS,
IL FAUT ALLER À VOTRE TRO !

Affiche 2012

«RED EO»
Ardamez Gwerliskin / Blason de Guerlesquin
D’or à la fasce de gueules

Guerlesquin
Le thème du Moyen-Âge
   Le Combat des Trente
   Et Guerlesquin dans tout ça ?
La fête

Guerlesquin

Anciennes demeures / Tiez kozh

Située sur les contreforts des Monts d’Arrée, à l’entrée du Parc Naturel Régional d’Armorique, Guerlesquin la Trégoroise vous offre une découverte insolite autour de ses trois places successives bordées de belles demeures et de monuments majestueux, témoins de sa vocation ancestrale de foires et de marchés. Il vous suffit de flâner le long des deux rubans de pierres qui entourent le cœur historique pour découvrir les principaux éléments d’architecture de la cité. Les maisons nobles à tourelles, corniches et lucarnes finement travaillées, se marient harmonieusement avec un habitat parfois plus modeste, séparés par des portes cochères.Ancienne prison seigneuriale / Toull-bac'h-Aotrou kozh

La découverte ne s’arrête pas là !

L’ancienne prison seigneuriale de 1640 trône sur l’une des principales places.
Les halles, à l’origine en bois et surmontées de l’auditoire de justice, sont depuis 1525 le centre d’animation de la cité. L’église à l’architecture typique du Trégor due à l’atelier Beaumanoir et la chapelle St Jean de 1686, vestige du couvent des Dames Paulines, raviront les amateurs de patrimoine religieux.

En campagne sont nichés, entre deux vallons, d’autres trésors du patrimoine : chapelles, fontaines, calvaires, menhir… L'Étang du GuicSon plan d’eau de 33 ha, ses chemins de randonnée, ses activités hippiques, son musée des machines agricoles miniatures, son atelier de la forge sont quelques exemples de loisirs et de visites pour tous.

La ville est un lieu de séjour idéal pour rayonner dans toute la région : la nature sauvage des Monts d’Arrée, la Baie de Morlaix toute proche vous offrent des idées de promenades innombrables. Guerlesquin la Trégoroise accueille en toute saison les amoureux des vieilles pierres et de nature préservée.

Guerlesquin est renommée pour l’importance et la qualité de ses animations : championnat du monde de Bouloù Pok, Salon des Antiquités et Brocante à Pâques, expositions, animations d’été telles que les marchés animés des lundis de Juillet et Août, les courses hippiques, le championnat du monde de lancer de menhirs et son repas de sangliers grillés… Cette diversité est rendue possible grâce au dynamisme de ses associations.

Source: Mairie de Guerlesquin

Le thème du Moyen-Âge

Guerlesquin naît au milieu du XIe siècle à proximité d’une motte féodale, édifiée entre 1040 et 1056 par Even Gwen sur les bords du Guic.

La motte féodale est détruite en 1080 et remplacée par un château édifié par la famille Charruel (ou Charuel). Cette dernière est présente à la première Croisade et aux guerres de succession (1341-1365), lors du Combat des Trente en 1351 au cours duquel des seigneurs guerlesquinais s’illustrèrent.

Le Combat des Trente

A la mort du Duc de Bretagne Jean III le bon en 1341, faute d’héritier direct, Jean de Bretagne (comte de Montfort, son demi-frère, soutenu par l’Angleterre) et Charles de Châtillon (comte de Blois, marié à sa nièce, Jeanne de Penthièvre, soutenu par la France) s’opposèrent pour lui succéder.

A Ploërmel, Robert (ou Richard) de Bemb(o)rough (Bembro) commandait la garnison anglaise et, à Josselin, Je(h)an (ou Robert) de Beaumanoir commandait la garnison bretonne. Les 2 capitaines décidèrent de s’affronter avec 30 combattants de chaque côté à mi-chemin de Ploërmel et de Josselin.

Voici un extrait du récit qu’en fait M. De Fréminville dans l’avant-propos du « Combat des Trente, Poëme du XIVe siècle » de 1819.

«Le Combat des Trente est un des faits chevaleresques les plus renommés dans les annales de Bretagne, et il l’est à juste titre, puisqu’il fit briller dans tout son lustre la bravoure et la loyauté de la Noblesse Bretonne, et que de plus il fit triompher la cause de l’équité en humiliant un ennemi insolent et perfide.

Voici l’exposé succinct de cette action, qui eut lieu, pendant les longues guerres dont la Bretagne fut le théâtre, au milieu du quatorzième siècle, relativement à la succession de ce duché, que se disputaient Charles de Blois et Jean IV, comte de Montfort. L’un et l’autre pour appuyer leurs prétentions s’étaient étayés de puissants protecteurs ; Charles de Blois était secouru par les troupes du Roi de France, Jean de Montfort, allié à celui d’Angleterre, avait appelé à son secours une nuée de soldats anglais dont il avait couvert la Bretagne.

 

Egalement forts, également valeureux, ces deux illustres rivaux se firent la guerre avec autant d’acharnement que de persévérance ; des avantages balancés, des défaites réciproques, la firent traîner en longueur, et plusieurs trêves interrompirent, de temps en temps, le cours des calamités dont cette guerre cruelle accablait la province. Pendant une de ces trêves, Robert de Beaumanoir, Maréchal de Bretagne, commandant les troupes de Charles de Blois, était cantonné dans la ville de Josselin. Une garnison anglaise sous les ordres du Chevalier Richard Bembro, qui tenait pour le parti de Montfort, occupait la ville de Ploërmel. Peu soigneux d’observer la trêve et sans respect pour la foi jurée, les Anglais de cette garnison ne cessaient de faire des courses dans les campagnes, et venaient insolemment jusque sur le territoire de Josselin, piller les paysans et enlever leurs troupeaux. Plusieurs de ces infortunés villageois se rassemblèrent et vinrent porter leurs plaintes au Maréchal de Beaumanoir, en implorant sa protection. Le Chevalier Breton les accueillit, écouta avec indignation le récit des vexations dont ils étaient les victimes et leur promit une prompte justice. Il se transporta aussitôt à Ploërmel et reprocha, en termes polis mais fermes, au Gouverneur Bembro, les désordres commis par ses soldats, et son peu d’exactitude à faire observer le traité conclu entre leurs souverains respectifs ; l’Anglais répondit avec une insolence dont le Maréchal s’offensa, une vive dispute s’engagea entr’eux deux et se termina par le défi que fit Bembro [C’est ainsi que Dom Morice rapporte ce fait mais dans le manuscrit de la Bibliothèque Royale c’est au contraire Beaumanoir qui porte le défi à Bembro]de se combattre réciproquement au nombre de trente contre trente, défi qui fut accepté de grand cœur par Beaumanoir.

 

Les blasons des 30
Les blasons des 30

Lorsqu’il en eut fait part à la garnison de Josselin, toute la noblesse qui en faisait partie se présenta en foule pour obtenir du Maréchal l’honneur d’être choisi pour le seconder dans une action qui intéressait spécialement la gloire de la patrie ; il ne fut embarrassé que du choix. Bembro au contraire ne put trouver parmi les siens assez de Chevaliers ni d’Ecuyers pour compléter le nombre de ses trente champions, il fut obligé de prendre de simples gens-d’armes dont plusieurs étaient des Flamands auxiliaires et des Bretons du parti de Montfort.

Le lieu du combat fut choisi à un chêne nommé le chêne de mi-voie, parce qu’il était à égale distance des deux villes de Josselin et Ploërmel, le jour fut fixé au 27 Mars 1350 [Cette date est selon l’ancien style mais depuis la réformation du calendrier elle se trouve être le 27 Mars 1351]. Quant à la manière dont les combattants seraient armés, il fut convenu que chacun aurait le libre choix à cet égard, et se servirait des armes offensives et défensives qui lui plairaient le plus.

Une foule de peuple attirée par le bruit de ce défi se trouva au jour fixé au lieu assigné, où parurent bientôt les deux troupes adversaires.

Avant d’engager l’action, il y eut un pourparler ; Bembro, qui le premier avait défié les Bretons, avait fait ses réflexions et ne se souciait plus d’en venir aux mains avec eux. Il observa donc à Beaumanoir qu’ils s’étaient engagés trop légèrement et qu’une pareille affaire, qui compromettait la trêve conclue entre les deux partis, ne devait pas se terminer sans le consentement de leurs souverains respectifs ; il proposa donc de différer le combat, jusqu à ce qu’ils en eussent obtenu réciproquement la permission de passer outre. Mais les Bretons impatients répondirent unanimement, qu’ils n’étaient pas venus sur le champ de bataille pour s’en retourner sans avoir vu qui d’eux ou des Anglais avait la plus belle amie, et que d’ailleurs se retirer sans combattre serait se faire moquer et honnir de tous leurs compatriotes. « Votre obstination, dit Bembro, va mettre la Bretagne en deuil et elle ne remplacera jamais les braves gens dont la mort va la priver ». « Il s’en faut de beaucoup, répliqua Beaumanoir, que j’aie amené avec moi l’élite des Chevaliers Bretons, nous ne sommes ici que les moindres, les Sires de Laval, de Rochefort et de Loheac ne sont pas avec nous, mais les guerriers qui m’accompagnent suffisent seuls pour vous vaincre. »

Troiadoù-bale tro-dro
da Werliskin
ha d’ar Grennamzer

EVIT GWELET ISTOR AR VRO,
RED EO DONT D’HO TRO !

Gwerliskin
Tem ar Grennamzer
   Emgann an Tregont
   Ha Gwerliskin neuze ?
Ar fest

Gwerliskin

Lec’hiet e bro-Dreger, ouzh tor menezioù Are, Gwerliskin zo arouezius eus ar c’hêriadennoù breizhek.

Tachenn emgann

Dor Park an Arvorig, Kêriadennig karakter enni, Kêr Vleuniet 3 bleunienn dezhi, pinvidik eo Gwerliskin gras d’ur glad savet a galite.

Ar pep retañ anezhañ, savadurioù ha tiez-annez kozh a garakter e maen-greun, a zo a-hed un hir a blasenn a vez tolpet warni abaoe kantvedoù an obererezhioù-kenwerzh. Gouezet he deus kêr tennañ gounid eus he gouestl kozh a lec’h dediet d’ar marc’hadoù ha foerioù.

Niverus eo an traoù da zizoloiñ : tiez-annez kozh e maen-greun eus ar XIVvet betek an XIXvet kantved, toull-bac’h-Aotrou bet savet e 1640, iliz Sant Tenenan…

War ar maez eo kludet teñzorioù glad all : chapelioù, feunteunioù, kalvarioù, peulvan…

Savet eo bet Gwerliskin e kreiz an XIvet kantved nepell eus ur voudenn feodel a oa bet savet etre 1040 ha 1056 gant Even Gwen war bordoù ar Gwig, hag erlec’hiet goude gant ur c’hastell bet savet gant ar familh Charruel (pe Charuel). Honnezh he doa kemeret perzh e kentañ Brezel ar Groaz hag e brezelioù hêrezh Breizh (1341-1365), da vare Emgann an Tregont e 1351 a c’hounezas brud ennañ Aotrouien eus Gwerliskin.

Pierre Menteuse / Maen gaouiat, 1539

Dont a ra Aotrouien Penhoet goude re Charruel e fin ar XIVvet kantved pe e penn kentañ ar XVvet kantved. D’ar 14 a viz Mae 1434 en devoe Jehan Penhoet digant an duk Yann V an titl-kêr ha dreistgwirioù kenwerzhel (gwir ar pouezioù, balañsoù ha foerioù) o lakaat anat gouestl kenwerzhel kêr. Ger-stur Jehan Penhoet (« Ret Eo ») zo hini Gwerliskin en deiz a-hiziv c’hoazh. Pa zimezas e nizez gant Pierre de Rohan e teuas ar familh-se da vezañ perc’henn war ar c’hastell.

Les Halles et l'Église / Ar c'hoc'hu hag an iliz

Ar Rohan-ed a lakaas sked Gwerliskin da greñvaat war-zu bro-Dreger, bro-Gerne ha bro-Leon. Int a savas ar c’hoc’hu kentañ (1526), ul lec’h da rentañ justis a-us dezhañ.

En 1653, kêr Werliskin dindan varkizelezh Vincent du Parc, Marichal-kamp Loeiz XIII, zo pouezus en abeg d’e varc’hadoù. Sez ar melestradur-Aotrou eo (barner, alvoue, prokuler ar fisk, noter, senechal ha sarjant). Ur bodad a vez bep lun evit rentañ ar justis.

E fin ar renad kozh eo ar familh Pelletier de Rosanbo Aotrouien Werliskin. E 1732 e tegemer Gwerliskin, ouzhpenn d’ar marc’had diouzh al lun, 19 foar bloaz evit al lienoù, ar c’hig-sall, ar bara gwenn, ar gwin hag ar c’hezeg. E 1900 e chom c’hoazh 17 foer al loened a baouez koulz lavaret da vat etre 1947 ha 1967.

Ouzhpenn he c’hargoù-kenwerzh a lakae kêr da vevañ : tennañ a rae gounid eus he mengleuzioù maen-greun ivez. Ur c’hant bennak a biker-maen a laboure e Gwerliskin e 1914.

Mammenn : Levrig-touristañ Gwerliskin

Tem ar Grennamzer

Emgann an Tregont

Pa varvas Yann III e 1341 ne laoskas ket a heritour war-eeun. E hanter-vreur Yann Moñforzh, kont Moñforzh, harpet gant bro-Saoz, ha Charlez Bleiz, dimezet gant e nizez Janed Pentevr hag harpet gant bro-C’hall, en em savas an eil enep d’egile a-benn kaout e blas war e lerc’h.

E Ploermael e oa Robert de Bembrough (Bembro) e penn ar gwarnizon saoz. E Josilin e oa Jehan Beaumanoir e penn an hini breizhek. Divizout a reas an daou gabiten-se talañ an eil ouzh egile gant 30 brezelour a bep tu, ar pezh a c’hoarvezas hanter-hent etre Ploermael ha Josilin.

Setu ur bomm tennet eus an dezrevell a zo bet graet gant an Aotrou De Fréminville e rakger an destenn « Combat des Trente, Poëme du XIVe siècle » e 1819.

Emgann an Tregont zo unan eus ar fedoù marc’heien brudet ar muiañ e danevelloù Istor Breizh. N’eo ket ur souezh, pa lakaas kalonegezh ha lealded Nobled Breizh da barañ ha pa voe trec’h ennañ tu ar reizhded, ha mezhekaet un enebour dichek ha ganas.

Setu amañ e berr gomzoù eztaoladenn an ober-se, bet c’hoarvezet e-pad ar brezelioù hir a voe e Breizh e kreiz ar pevarzekvet kantved e-keñver hêrezh an dukelezh-se a oa Charlez Bleiz ha Yann IV, kont Moñforzh, oc’h en em gannañ eviti. An eil hag egile o doa kavet harp, evit souten o dezv, war gwarezerien c’halloudus. A-dreñv Charlez Bleiz e oa arme roue bro-C’hall, pa oa sikouret Yann Moñforzh gant roue bro-Saoz en doa kaset dezhañ ur mor a soudarded saoz a oa en em ledet war Breizh a-bezh.

Emgann an Tregont / Compilation de Le Baud.

Ken kreñv, ken kadarn e oa an daou enebour illur-se an eil hag egile, hag en em gannañ a rejont gant kement a zalc’hegezh hag a imor. Tuioù kreñv kempouezh a-walc’h, lammoù roet a bep tu a lakaas ar brezel-se da badout hir amzer hag ouzhpenn ur wezh e voe ehanet evit ur prantadig red ar gwall reuzioù a oa ar proviñs o plegañ dindan o bec’h e-pad ar brezel kriz-se. E-kerzh unan eus an ehanoù-se e oa Robert de Beaumanoir, Marichal a Vreizh, o ren war soudarded Charlez Bleiz e kêr Josilin. Ur gwarnizon saoz eus tu Moñforzh, dindan urzhioù ar Marc’heg Richard Bembro, a zalc’he kêr Ploermael. Difoultre a-walc’h e-keñver an arsav-brezel ha dizouj e-keñver ar feiz touet ez ae alies saozon ar gwarnizon-se d’ober troioù war ar maezioù, hag e teuent dichek betek douaroù Josilin da breizhañ ar gouerien ha da skrapañ o zropelladoù loened. Lod eus ar gouerien reuzeudik-se en em vodas hag a yeas da gas o c’hlemmoù betek ar Marichal de Beaumanoir, en ur aspediñ anezhañ d’o gwareziñ. Degemeret e voent gantañ. Selaou a reas gant brouez ruz dezrevell an annoazhterioù a gouze ingal war o chouk, ha prometiñ a reas dezho e vije graet justis dezho a-raok pell. Kerkent ez eas da Bloermael evit rebech, seven met start,ouzh ar Gouarnour Bembro, an dizurzhioù graet gant e soudarded hag an nebeut a reizhded a boste da lakaat doujañ ar skrid-emglev bet sinet gant roue pep hini. Dichek-kenañ e voe respont ar saoz ha feuket e voe ar Marichal gantañ. Trouz bras a savas etrezo, betek ma taolas Bembro an dae da heul : [Gant Dom Morice e vez kontet e mod-se, met war dornskrid al Levraoueg Roueel er c’hontrol eo Beaumanoir a zae Bembro] en em gannañ tregont enep tregont, ar pezh a asantas Beaumanoir a galon vat.

Pa voe kemennet kement-se da warnizon Josilin en em ginnigas a-unvouezh an holl dud nobl oa e-barzh evit kaout digant ar Marichal an enor da vezañ dibabet evit e eilañ en un ober pouezus evit gloar ar vammvro ; ne voe nemet an dibab evit e lakaat diaes. Siwazh da vBembro, eñ ne c’hellas kavout e-touez e wazed a-walc’h a varc’heien hag a flec’h evit sevel da dregont niver e championed, rediet e voe da gemer soudarded boutin, en o zouez meur a skoazeller a vro-Flandrez ha bretoned a-du gant Moñforzh.

Dibabet e voe lec’h an emgann : ur wezenn-derv anvet gwezenn-derv an Hanter-Hent, o vezañ ma oa hanter-hent etre kêrioù Josilin ha Ploermael [Savet e voe ur groaz el lec’h-se da heul an emgann. Peuzziskaret eo bet e-pad an Dispac’h met gellout a reer lenn e galleg e lizherennoù gotek war he sichenn c’hoazh : « En eñvor peurbad Emgann an Tregont, bet gounezet amañ gant an Aotrou Marichal de Beaumanoir e 1550 ». Hervez ar mod kozh eo an deiziad-mañ : abaoe m’eo bet adreizhet an deiziadur emañ e gwirionez d’ar 27 a viz Meurzh 1351], lakaet e voe an deiz d’ar 27 a viz Meurzh 1351. Evit a sell ouzh an doare ma vije armet ar gadourien en em glevjed evit leuskel pep hini da zibab an armoù-argadiñ hag an armoù-difenn a blijje ar muiañ dezhañ.

Ur mor a dud munut, desachet gant keloù an dae-se, en em gavas d’an deiz merket el lec’h merket. Ne zaleas ket an daou vagad enebour a-raok en em ziskouez.

A-raok kregiñ ganti e voe ur c’hendiviz bennak. Bembro, a oa bet an hini kentañ o taeañ ar vretoned, a oa en em soñjet ha ne oa ket ken chalet-se o klask kign outo. Lavarout a reas eta da vBeaumanoir e oant bet re brim o reiñ o ger evit seurt afer a lakae en arvar an arsav-brezel bet sinet etre an daou du, ha ne zleje ket bezañ diskoulmet hep asant o fennoù bras. Kinnig a reas daleañ an emgann eta, da c’hortoz e vije roet da bep hini gant e benn bras an asant da derriñ an arsav-brezel. Ar vretoned, dibasiant, a respontas ne oant ket deuet war an dachenn-emgann evit distreiñ d’ar gêr hep bezañ gwelet gant piv, bretoned pe saozon, e oa an dous ar vravañ, hag e vije forzh penaos mont kuit hep stourm kement ha bezañ goapaet ha mezhaekaet gant o holl genseurted. « Ho aheurtañs, eme Vembro, zo vont da zegas kañv war Vreizh ha ne erlec’hio biken an dud kaezh emañ an Ankou o vont da lakaat e grabanoù warno « . « N’eo ket begenn marc’heien Vreizh a zo deuet ganin, pell a se, a respontas Beaumanoir, n’eus amañ nemet marc’heien difouge o vezañ ma n’emañ ket an Aotrouien Laval, Rochefort ha Loheac ganeomp, koulskoude eo trawalc’h ar vrezelourien zo ganin da drec’hiñ ac’hanoc’h. »

Penguilly l'Haridon: Le Combat des Trente / Emgann an Tregont

Alors le signal fut donné et les combattants, rangés sur un front égal de part et d’autre, s’assaillirent avec fureur ; Bembro, grand partisan de l’astrologie judiciaire, science à la mode dans ces temps d’ignorance, encouragea les siens en leur disant que les prophéties de Merlin promettaient, pour ce jour-là, une victoire aux Anglais. D’abord l’avantage parut effectivement se déclarer pour eux, les Bretons perdirent Geoffroy de Mellon et Geoffroy Poulart, tous deux Ecuyers qui furent tués à coups de lance ; les Chevaliers Yves Charruel, Caro de Bodegat et l’Ecuyer Tristan de Pestivien furent abattus à coups de marteau, et faits prisonniers par Bembro. Après de longs efforts, où la victoire fut péniblement disputée, les deux partis fatigués et accablés par la chaleur, se séparèrent pour reprendre haleine et se rafraîchir un moment. Beaumanoir voyant sa troupe affaiblie par la perte de cinq des siens, exhorta les autres à redoubler d’efforts ; alors l’Ecuyer Geoffroy de la Roche, lui ayant dit que s’il était Chevalier il sentirait doubler sa force et son courage, le Maréchal lui conféra sur-le-champ l’ordre de Chevalerie, en l’exhortant à bien faire et à suivre l’exemple de son aïeul Budes de la Roche, qui s’était illustré dans les croisades.
Cette courte suspension d’armes fut suivie d’un choc plus terrible que le premier ; Beaumanoir y fit des prodiges de valeur, mais fut blessé et la perte de son sang lui causant une grande altération, il demanda à boire ; ce fut alors que Geoffroy du Bois, l’un de ses compagnons, lui fit cette fameuse réponse : « Beaumanoir bois ton sang et ta soif passera ».

Emgann an Tregont

Cette espèce de reproche piqua d’honneur le Maréchal, qui continua de combattre valeureusement, cependant accablé sous le nombre, il était sur le point d’être fait prisonnier par Bembro, qui lui criait de se rendre, lorsque ce chef anglais fut tué par Alain de Keranrais, Ecuyer Breton, qui lui porta un coup de lance dans la visière et l’étendit mort à ses pieds, le fer ayant pénétré par l’œil jusque dans le cerveau. Sa mort mit le trouble et le désordre parmi les siens, de plus elle affranchît de leur parole les trois Bretons Charruel, Bodegat et Pestivien, qui étaient ses prisonniers et qui par là se trouvant délivrés reprirent part au combat. L’Ecuyer Guillaume de Montauban acheva par une ruse de guerre, de mettre les Anglais en déroute, il monta à cheval et ayant fait semblant de fuir pour les attirer à sa poursuite, il fit un circuit et revint au galop se mêler parmi eux, les renversant à droite et à gauche à coups de maillet ; tous les Anglais perdirent alors courage, et ceux qui n’avaient pas été tués dans le combat furent faits prisonniers, et conduits au château de Josselin par les Bretons triomphants.»

Pour plus de détails sur les seigneurs de Basse-Bretagne qui participèrent au Combat des Trente et sur leurs blasons, vous aimerez lire la plaquette que Lucien Rohou de Pleyber-Patrimoine nous a fait l’amitié de rédiger pour nous : Bonne Lecture !

Il est à noter qu’il n’y avait pas 30 combattants mais 31 de chaque côté : les chefs combattaient aussi…
De plus, les 62 combattants se répartissaient ainsi : 35 Bretons (31 du côté soutenu par la France, 4 de l’autre), 21 Anglais, 6 originaires d’Allemagne ou de Brabant.

La bataille des trente fut longtemps célèbre et près d’un siècle après, l’on disait encore pour exprimer qu’une action avait été terrible « Jamais on ne se battit ainsi depuis le combat des trente ».

Roet e voe an taol-lañs neuze hag an argadourien, renket a-rezadoù plaen a bep tu, a sailhas gant fulor an eil re war ar re all. Bembro, a-du mat gant ar steredouriezh-barn, skiant diouzh ar c’hiz en amzerioù dic’houzvez-se, a galonekaas e re en ur lavaret dezho e promete profediezhoù Marzhin, evit an deiz-se, trec’h d’ar Saozon. E gwirionez e tiskouezas an traoù mont war o zu e penn kentañ. Koll a reas ar Vretoned Geoffroy Mellon ha Geoffroy Poulart, flec’h o daou, hag a voe treuzet gant bep a daol goaf. Diskaret a daolioù morzhol, ar varc’heien Yves Charruel, Caro de Bodegat hag ar floc’h Tristan de Pestivien a voe prizoniet gant Bembro. Strivoù hir a voe ha kann evit an trec’h met goude bezañ lakaet bec’h e-pad pell e tivizas gwazed an daou du, skuizh ha faezh gant an tommder, mont pep hini diouzh e du evit sachañ war o anal ha distanañ ur pennadig. Beaumanoir, o welet e oa gwanaet e vagad gant koll pemp eus e dud, a vountas ar re all da zaougementiñ o strivoù. Pa oa bet lavaret dezhañ gant ar floc’h Geoffroy de la Roche en em santfe div wezh kreñvoc’h ha kalonekoc’h gant ma vije marc’heg, e roas ar marichal dezhañ diouzhtu-dak urzh ar Varc’heien, en ur c’houlenn groñs digantañ ober mat hag heuliañ skouer e hendad Budes de la Roche, en doa gounezet brud e-pad brezelioù ar Groaz.

An arsav-emgann berr-se a voe heuliet gant ur stokadenn spontusoc’h c’hoazh eget an hini gentañ. Marzhioù talvoudus a voe graet gant Beaumanoir hogen gloazet e voe ha, gwall aozet gant koll e wad, e c’houlennas dour. Respontet e voe dezhañ neuze gant Geoffroy du Bois, unan eus e gompagnuned, dre ar gerioù brudet-se : « Ev da wad Beaumanoir hag e tistano dit ». Flemmet e voe enor ar marichal gant an doare rebech-se. Kenderc’hel a reas d’en em gannañ gant kalon, koulskoude e oa kement a dud warnañ ma oa war-nes bezañ prizoniet gant Bembro, a grie dezhañ en em zaskoriñ, pa voe lazhet ar chef saoz-se gant Alan Keranrais, floc’h Breton, a skoas un taol goaf e selloù e dokarn hag a astennas anezhañ marv-mik dirak e dreid, o vezañ ma oa aet an houarn dre al lagad betek an empenn. E varv a hadas trubuilh ha dizurzh e-touez e dud hag ouzhpenn-se e tieubas ar Vretoned Charruel, Bodegat et Pestivien eus ar ger o doa roet dezhañ. Dilivret eus o stad a brizonidi ec’h en em rojont adarre d’an emgann. Ar floc’h Guillaume de Montauban a echuas, gant un taol-gwidre, da zisparfoeltrañ ar saozon : pignat a reas war e varc’h hag ober van da dec’hout kuit a-benn desachañ anezho war e lerc’h. Ober a reas un droiad ha dont a reas en-dro en o zouez d’an daoulamm, en ur lakaat anezho da gouezhañ a gleiz hag a zehoù a daolioù mailh. Koll a reas kalon an holl saozon neuze, ar re ne oant ket bet lazhet e-pad ar c’hrogad a voe prizoniet ha kaset da gastell Josilin gant ar Vretoned triomfant.

Pleyber-PatrimoineEvit kaout muioc’h a ditouroù diwar-benn an aotrouien a Vreizh-Izel o doa kemeret perzh e Emgann an Tregont ha diwar-benn o ardamezioù, brav e vo deoc’h lenn ar blaketenn a zo bet savet deomp gant mignoniezh gant Lucien Rohou, eus « Glad Pleiber » (Pleyber-Patrimoine) : Bezit plijadur o lenn !

Da notenniñ eo n’eo ket 30 kadour a oa a bep tu, met 31 : ar pennoù bras o doa kemeret perzh ivez…
Ouzhpenn e oa eus an 62 kadour : 35 breton (31 eus tu bro-C’hall, 4 eus an tu all), 21 saoz, 6 den genidik a vro-Alamagn pe eus ar Brabant.

E-pad pell e chomas brudet Emgann an Tregont. Tost d’ur c’hantved bennak war-lerc’h e veze lavaret c’hoazh diwar-benn un dra spontus bennak « Biskoazh n’eo bet en em gannet e giz-se abaoe emgann an Tregont ».

 

LES COMBATTANTS / AR GADOURIEN
LE CAMP BRETON / AR BAGAD BRETON LE PARTI ANGLAIS / AN TU SAOZ
Maréchal de Beaumanoir, gouverneur de Josselin / gouarnour Josilin Bembrough (Bembro), capitaine à Ploërmel / kabiten e Ploermael
Les chevaliers / Ar varc’heien Les chevaliers / Ar varc’heien
  • Jehan de Tinténiac (Tyntyniac)
  • Guy de Rochefort
  • Yves (Even) Charruel, « un véritable géant » / « ur gwir ramz »
  • Huon de Saint-Yvon
  • Robin Raguenel de Saint-Yon
  • Caro (Caron) de Bodegat (Bosc de Gat)
  • Olivier Arrel, seigneur de Kermarquer en Lezardrieux, fils de Robert Arrel et de Jeanne de Penhoët (famille dont le blason et la devise sont aujourd’hui ceux de Guerlesquin) en St-Thégonnec / Aotrou a Germarquer e Lezardrev, mab Robert Arrel ha Jeanne a Benhoët (Familh eo e ardremez hag e c’her-stur reoù Werliskin en deiz a hiziv) e St-Tegoneg
  • Geoffroi(y) du Bois (Boys)
  • Jehan (Jean) Rousselot (Rousselet)
  • Robert Knoles ou Knolles (Canoles)
  • Hervé de Laxaualen
  • Richard de la Lande, « probablement parent de Guillaume, du parti breton » / « moarvat eus familh Gwilhom eus ar parti breton »
  • Thomelin Billefort ou Belifort
  • Thom(m)elin Walton
  • Hue ou/pe Hugues de Gaverley ou/pe Cavarlay (Calverly)
Les écuyers / Ar flec’h Les écuyers / Ar flec’h
  • Guillaume de Montauban
  • Alain de Tinténiac (Tyntyniac)
  • Tristan de Pestivien
  • Alain de Kéranrais
  • Olivier de Kéranrais, « oncle du précédent » / « eontr an hini kent »
  • Louis Goyon ou Gouyon
  • Geoffroi(y) de la Roche, « fait chevalier pendant le combat par Beaumanoir » / « lakaet da varc’heg gant Beaumanoir e-pad an emgann »
  • Guyon de Port-Blanc ou/pe du Pontblanc
  • Geoffroi(y) de Beaucorps ou Baucours
  • Morice (Maurice) du Parc
  • Jehan (Jehannot) de Sérent (de Serrant)
  • de Fontenay ou Le Fontenai (Le Fontenois)
  • Hugues Capus dit Huguet Trapus ou/pe Huet de Captus
  • Morice (Maurice) de Trésiguidy ou/pe Trisguidy ou/pe Tronguidy ou Trézéguidy
  • Geslin du même nom, « son frère »
  • Guillaume de la Lande
  • Olivier de Monteville Bouteville
  • Simon (Symonet) Richard ou Pachard
  • Guillaume de la Marche
  • Geoffroi(y) Mellon (Moelon)
  • Geoffroy Poulard(t)
  • Richard le Gaillard
  • Hugues, son frère / e vreur
  • Hucheton de Clamabën ou/pe Huceton
  • Clemenbean
  • Repefort
  • Hennequin de Guenchamp
  • Hennequin (Ren(n)equin) Hérouard(t)
  • Hennequin le Maréchal ou/pe Renequin Mareschal
  • Boutet (Raoulet) d’Aspremont
  • Croquart, ou Crokart (Crucart) « aventurier très connu sur les champs de bataille de cette époque, sorte de Du Guesclin anglais » / « kadour brudet mat war dachennoù-emgann ar mare-se, doare Gwesklin saoz ».
  • Gauthier (Gaultier) l’Allemand (l’Alemant)
  • Bobinet Mélipars ou/pe Robinet Melipart
  • Ysannet
  • Jean Roussel
  • John d’Agworth, « neveu de Thomas d’Agworth, capitaine anglais » / « niz Thomas d’Agworth meneget amañ a-us ».
  • Hulbitée
  • Helcoq (Helecoq)
  • Hélichon le Musard(t)
  • Troussel
  • Robin Adès
  • Perrot de Gannelon
  • Guillemin le Gaillard(t)
  • Raoul Prévôt
  • d’Ardaine

Et Guerlesquin dans tout ça ?

Certes, Josselin et Ploërmel ainsi que Guillac sont assez éloignés de Guerlesquin. Mais la commune se souvient encore aujourd’hui du Combat des Trente et de deux de ses combattants qui s’y sont illustrés.

Even Charruel (Yves, dans le récit de Fréminville) et Morice du Parc, tous deux guerlesquinais, se retrouvèrent sous les ordres de Beaumanoir.

Rue Even Charruel, Guerlesquin
Rue Even Charruel, Guerlesquin

Even Charruel (1295 †1370 ce qui lui fait 56 ans lors du Combat des Trente, quand même !) y fut blessé à coup de marteau et fait prisonnier, ce qui ne l’empêcha pas de retourner dans la mêlée à la première occasion, à savoir dès que Bembro fut tué (Froissart écrivit d’ailleurs plus tard à son sujet : « je vis seoir à le table dou roy Charles de France un chevalier breton qui esté y avoit, qui s’appelloit messires Yewains Charuelz ; mais il avoit le viaire [=visage] si detailliet et decopet qu’il monstroit bien que la besongne fu bien combatue »).
Il méritait bien sa devise : « Calonec a drec’h bep tra » (« L’homme de cœur [=courageux] surmonte tout ! »), non ?

Quant à Morice du Parc, il se rendit, après ce combat, en pélerinage à la chapelle Saint-Ener en Guerlesquin.
Pour remercier le saint de lui avoir donné la vie sauve, il aurait entouré la chapelle d’un cordon de cierges.

Scène du Combat des Trente sur le château d'eau de Guerlesquin
Scène du Combat des Trente
sur le château d’eau de Guerlesquin

Il aurait été enterré sous le choeur de la chapelle où son armure aurait été retrouvée lors des derniers travaux qui y furent faits, en 1809. Ruinée, les derniers vestiges de la chapelle ont été déplacés au Champ de Bataille.

 

La Fête

6000 marcheurs ont participé à cette édition du Tro Menez Are malgré un temps bien froid et humide le matin ! Heureusement, l’après-midi, le soleil s’est enfin invité à la fête !

Comme chaque année, les points de ravitaillement ont été animés : Re an Are (sonneurs), Violaine Mayor (harpe celtique médiévale), le Bigerniel Kozh Popular International Philantropic Orchestra (« reconnu de futilité publique », musique festive), Jean-Michel Mesmin (animations burlesques à destination des enfants), devinettes pour enfants, et même des apparitions surprise des Groove Boys.
Sans oublier le thème de l’année ! Le Moyen-Âge était à l’honneur avec les troupes de reconstitution médiévale Sapientia Tempus et Amzer Gozh :

  • frappe de monnaie,
  • forge,
  • démonstration de cuisine médiévale,
  • présentation d’armes et d’armures,
  • démonstrations d’entraînements et de combats médiévaux au bâton ou à l’épée,
  • petit artisanat (cuir, macramé… )…

Le centre-ville n’a pas non plus manqué d’animations ! À leur retour, les randonneurs ont pu écouter (parfois en dansant) Re an Are (sonneurs), Adnoz (pop-folk), Elektro Safar (mélange de musique à danser et de musique électro), Dan Ross & Solen Lesouef (musique irlandaise flûte/violon), Paotred ar Riwal (kan ha diskan), Anne-Cécile & Awenn (kan ha diskan)… et les enfants de l’école Diwan de Commana (!) tout en se restaurant ou en parcourant le marché traditionnel et le marché médiéval.
Henri Bideau, faux moine mais vrai guide conférencier du Pays de Morlaix, a également assuré de très appréciées visites des monuments et curiosités historiques de la ville.

Voici donc, un gros diaporama de la journée :

Ha Gwerliskin neuze ?

Even Charruel ha Morice du Parc lakaet divarvel war unan eus kestell...dour Gwerliskin
Even Charuel ha Morice du Parc
lakaet divarvel war unan eus kestell…
dour Gwerliskin

Josilin, Ploermael, Gilheg zo pell a-walc’h eus Gwerliskin, gwir eo. Koulskoude he deus dalc’het soñj kêr eus Emgann an Tregont hag eus he daou gadour o deus gounezet brud ennañ.

Even Charruel (Yves, e dezrevell Fréminville) ha Morice du Parc, a Werliskin o daou, en em gavas dindan urzhioù Beaumanoir.

Even Charruel (1295 da 1370 pezh a ziskouez e oa 56 bloaz da vare Emgann an Tregont, n’eo ket fall !) a voe gloazet gant taolioù morzhol ha prizoniet, pezh ne harzas ket outañ da zistreiñ er veskadeg kerkent ha ma c’hellas, da lavaret eo kerkent ha ma voe lazhet Bembro (ar pezh a lakaas Froissart da skrivañ diwar e benn diwezhatoc’h : « je vis seoir à le table dou roy Charles de France un chevalier breton qui esté y avoit, qui s’appelloit messires Yewains Charuelz ; mais il avoit le viaire [=visage] si detailliet et decopet qu’il monstroit bien que la besongne fu bien combatue »).
Dellezout a rae da vat e c’her-stur : « Calonec a drec’h bep tra »

Rue Morice Du Parc, Guerlesquin
Straed Morice Du Parc, Gwerliskin

Evit pezh a sell ouzh Morice du Parc, ez eas, goude an emgann-se, da birc’hirinañ e chapel Sant Ener Gwerliskin.
Evit trugareziñ ar sant da vezañ laosket dezhañ e vuhez en dije staliet un arridennad piled-koar tro-dro d’ar chapel a-bezh.
Beziet e vije bet dindan chantele ar chapel, lec’h ma vije bet adkavet e harnez da vare an travoioù diwezhañ a oa bet graet enni, e 1809. Pa oa aet en he foull e oa bet kaset an aspadennoù anezhi d’an Dachenn Emgann.

Setu eta perak e kinnig deoc’h Tro Menez Are, ar bloaz-mañ, bale war-droad da Yaou Bask, d’ar 17 a viz Mae 2012 e Gwerliskin, war dem ar Grennamzer hag Emgann an Tregont.

Ar fest

6000 baleer o deus kemeret perzh e Tro Menez Are diwezhañ daoust ma oa yen-mat an amzer ha gleb diouzh ar mintin ! Dre chañs eo deuet an heol da barañ a-us d’ar fest goude lein !

Setu neuze un dornad luc’hskeudennoù eus ar gwenodennoù heoliet mat, warno (evel bep bloaz) lec’hioù-pourveziñ buhezek : Re an Are (sonerien), Violaine Mayor (telenn geltiek eus ar Grennamzer), Bigerniel Kozh Popular International Philantropic Orchestra (« anavezet a zidalvoudegezh foran », sonerezh fest), Jean-Michel Mesmin (abadennoù drol evit ar vugale), divinadelloù evit ar vugale, ha gwezh ha gwezh all difoupadennoù eus ar Groove Boys.
Hep disoñjal tem ar bloaz ! Graet eo bet brav d’ar Grennamzer gant ar strolladoù adsavadenniñ istorel Sapientia Tempus hag Amzer Gozh:

  • skeiñ moneiz,
  • goveliañ,
  • abadenn diskouez diwar-benn ar c’heginañ er Grennamzer,
  • kinnig armoù ha houarnwiskoù,
  • abadennoù diskouez pleustradegoù hag emgannoù krennamzerel, gant ar vazh pe gant ar c’hleze,
  • artizanerezh bihan (lêr, makrame… )…

N’eo ket chomet kousket kreiz-kêr kennebeut ! Hag int distro o deus gellet ar valeerien selaou (en ur zañsal gwezhave) Re an Are (sonerien), Adnoz (pop-folk), Elektro Safar (meskaj a sonerezh da zañsal hag a sonerezh elektro), Dan Ross & Solen Lesouef (sonerezh iwerzhonek ouzh ar fleüt hag ar violoñs), Paotred ar Riwal (kan ha diskan), Anne-Cécile & Awenn (kan ha diskan)… ha bugale Skol Diwan Kommanna (!) en ur zebriñ pe en ur bourmen e-touez standoù marc’had produioù ar vro hag ar marc’had eus ar Grennamzer.
Ouzhpenn-se, Henri Bideau, manac’h faos met heñcher-prezegenner gwir eus bro-Vontroulez, en deus kaset da benn gweladennoù eus ar savadurioù hag eus traoù dibar kêr : berzh bras o deus graet.